JIMM – IN[CAN]DECENCE

Comme convenue une petite review de l’album, en commençant par la partie print de l’affaire puisque c’est moi qui ai été chargée de la conception du packaging.

Ceux qui ont participé de près ou de loin à cet album seront probablement d’accord pour dire qu’à tous les niveaux ce fut un vrai parcours du combattant. L’élaboration du CD n’a pas échappé à la règle, puisqu’une fois bien avancée, il a fallu que je recommence quasiment tout, passant de la version 1.0 à la 2.0, puis à la 2.1. Au delà du fait que ce contre-temps m’ait extrêmement agacé sur l’instant et même si la version 2.0 était à mon sens bien plus travaillée que la 2.1, je suis ravie du résultat.
Je vous passe les détails, un des flashs qui crame en plein shooting, les longs débats sur les accents aux majuscules, les questionnements interminables sur l’usage des tirets et autres [vrais] problèmes techniques, la seule chose qui ne nous est pas tombée sur la tronche pendant le process fut probablement… Le lustre.

J’avais déjà fait pas mal de print, mais jamais un packaging complet, j’étais donc assez impatiente de voir le rendu que j’ai pu apprécier il y a déjà quelques mois juste après le pressage. Ce n’est techniquement pas parfait mais c’est un avis tout à fait personnel. Si j’ai arrêté de chercher la « photo parfaite » tout en courant toujours derrière, je reste néanmoins en quête du tirage-parfait mais aussi du print-parfait, par conséquent, j’aurai toujours à redire et je trouverai toujours de quoi pinailler. A côté de ça, si je reste encore convaincue que certaines particularités de la 2.0 était plus accrocheuses, ça n’empêche que l’ensemble final de cette 2.1 tient tout à fait la route.
Voilà pour la partie photo/print de l’histoire, et bien que ce fut une vraie galère, c’était cool!
Passons maintenant du côté musique.
IN[CAN]DECENCE confirme une très bonne évolution par rapport au précédent album qui lui comportait de très bons morceaux dont un que vous avez peut-être vu passer à la TV, mais affichait aussi pas mal de maladresses, notamment au niveau du chant. Comme son album éponyme m’a déjà couté deux points sur mon permis de conduire (je devais d’ailleurs avoir une bonne gueule de winneuse en train de m’époumoner sur je ne sais plus quel morceau), j’ai décidé de ne pas faire entrer dans ma voiture le second car je le trouve encore meilleur que son prédécesseur.
L’aisance de JM à la guitare est indéniable, j’ai pu le constater de mes propres yeux et oreilles durant notre shooting, les morceaux sont tous très bien construits, qu’ils plaisent ou non, techniquement je les trouve excellents. C’est précis mais ça dégueule bien violemment, les solos poutrent et quant au chant, les lignes se sont très nettement améliorées!
En ce qui concerne les textes, en Français, ils sont dans la lignée du reste: bons. Critiques mais pas trop fatalistes, froids mais toujours justes, mais comme le premier, même si je les trouve très couillus, je trouve encore que ça manque d’un ptit bout de tripe.
Je pense que j’ai à peu près tout résumé, c’est peut-être un peu bordélique mais c’est toujours plus simple de parler d’un mauvais album que d’un bon. Dans le premier cas on trouve toujours à redire, et dans le second on a juste envie de conseiller aux autres de simplement l’écouter.

L’album est en vente depuis le 28 septembre, il sera prochainement disponible à la FNAC mais en attendant vous pouvez vous le procurer ici.

La bonne soirée le monde! 🙂